La qualité dans les achats en Chine

Comment garantir une qualité exemplaire lors du sourcing de produits en Chine, et limiter les risques de surprises qui sont la plupart du temps, de mauvaises surprises ?

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Tout d’abord, il faut faire attention au moment du sourcing de l’entreprise. Si vous choisissez une usine peu connue, toute nouvelle, qui n’a aucune garantie derrière elle, alors vous prenez déjà un risque au niveau de la qualité à venir. Je vous conseille de sourcer une usine qui a déjà fait ses preuves, demandez lui des exemples de produits similaires au votre qu’elle a déjà traité, des photos voir même des échantillons. Si cette usine peut justifier de son expérience (licences chinoises autorisant l’exercice d’une activité professionnelle) et de son sérieux (labels, vérification par des sites de sourcing tels qu’Alibaba, audit par des entreprises spécialisées…) alors, vous aurez déjà fait un grand pas en matière de risque/qualité.

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Elles ne garantissent pas forcément une qualité, mais une sécurité : les normes. Quoi de pire que de jouer avec la santé ou la vie des clients finaux, lorsque l’on est importateur. Demandez des certificats (ROHS, N71, CEE…), l’usine habituée à l’export en aura forcément quelques uns en main. Attention, si vous travaillez avec des trading, elles refuseront parfois de vous fournir ces certificats, ils indiquent en effet l’usine y étant rattachée, et les traders ont souvent peur que l’on passe directement par l’usine pour gagner en prix.

Certificat CE
CE

Votre usine est choisie ? C’est parfait, mais ce n’est que le début. Pour avoir une qualité exemplaire, c’est aussi de votre côté qu’il faut travailler, en construisant le cahier des charges le plus précis possible. Si vous souhaitez réaliser des produits, que vous donnez des dimensions longueur/largeur/hauteur et que vous oubliez par exemple de stipuler l’épaisseur des bords, alors vous pourrez vous retrouver avec un produit de piètre qualité. Ne laissez rien à l’initiative du fournisseur, qui y verra une occasion de casser ses prix, il n’ira pas vous chercher pour que vous lui précisiez tous les détails (il n’a pas que ça à faire, non plus). Ne laissez rien au hasard !

Voila, vous pouvez lancer le premier BAT, et c’est d’ailleurs l’un des derniers points à ne pas rater. Parfois, dans la précipitation, on valide un BAT en se basant sur un produit existant ou pire, sur une photo. Sachez être patient et attendre votre BAT. Bien sûr, il faudra parfois payer des frais de moule et du transport express, mais ça vaut vraiment le coup. Pour vous contrôler, et pour être certain aussi que votre client se retrouvera bien avec le bon produit.

Contrôle qualité
Quality Check

Le BAT validé, on peut parfois en rester là et commencer à être confiant au niveau qualité, sur les grosses commandes, avec des impressions ou des détails compliqués, il conviendra de faire un contrôle qualité au lancement des machines.

Lorsque la production est terminée, une dernière inspection qualité est indispensable, basée sur le cahier des charges initial, elle permettra de valider ou non la production ainsi achevée. Faites appel à une société que vous connaissez pour leur sérieux, ou une qui soit renommée dans le milieu, c’est votre dernière chance avant que le fournisseur ne se décharge de ses responsabilités, et que vous le régliez. Si l’inspection est ratée, et qu’il y a un taux de défauts trop important, vous aurez encore la possibilité de rectifier le tir.

Voila, votre marchandise peut être expédiée, vous avez minimisé vos risques ! Pour le suivi de tout ce processus de sourcing jusqu’à la livraison, je recommande le logiciel GeniusTrade (progiciel d’import) édité par la société PleinNet.

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