Les produits pourris « made in China » innondent l’Afrique et empoisonnent les enfants…

La Chine est-elle toujours l’usine du Monde?…

Pourquoi les produits chinois abreuvent l’Afrique, alors qu’on en voit de moins en moins en France?…

Voila deux excellentes questions :

Peut être que vous pensez que vous pensez que l’import rime avec « made in China ». Et c’est bien normal, des médias aux cours d’histoire, c’est devenu un fait inébranlable, tout est fabriqué en Chine…

Mais cette vérité est… de moins en moins vraie.

En fait je m’en suis rendu compte dès mes premiers pas en tant qu’importateur, avec le prix du coton en Chine qui ne faisait qu’augmenter. A cette époque, on commençait à trouver que la main d’oeuvre chinoise était de plus en plus chère. Alors l’idée, c’était de partir ailleurs, et de trouver de la main d’oeuvre moins chère dans des pays ne connaissant pas la croissance à la chinoise.

On se retrouvait donc au Pakistan pour faire des tee-shirts, au Bengladesh pour des jeans…

Certains sont même partis au Vietnam, où le coût de la vie est encore moins élevé. Et ils se sont dits que « le Vietnam, c’est comme la Chine d’il y a 15 ans ».

Effectivement, pour le niveau de vie, la comparaison est possible. Pour les salaires moyens aussi. Mais…

Mais ils ont oublié un élément très important, c’est que les chinois n’ont pas du tout été bêtes ces dernières années…

Ils ont effectué énormément de « transferts de technologies ».

Avant de vous expliquer pourquoi c’est extrêmement important pour les années et peut être même les décénies à venir, laissez-moi vous expliquer le concept de base :

Longtemps les consommateurs finaux ont cru que les produits made in China étaient des produits de basse qualité, parce que les chinois produisaient des produits de basse qualité.

Mais petit à petit, le consommateur s’est rendu compte que les chinois étaient en fait (très) capables de faire de la qualité, que c’était leurs importateurs occidentaux pour lesquels le profit n’était le seul but, qui avaient demandé aux chinois de produire « de la merde, à un prix merdique », pour le revendre avec 2000% de marge une fois importé.

Cette époque est révolue. Non seulement la mondialisation et l’Internet ont permis aux consommateurs de se rendre compte de ce qui se passait, mais en plus les catastrophes générées par cette course au profit a déclenché la mise en place de nouvelles normes en occident.

Terminé les canapés allergisants, les jouets empoisonnés, les produits toxiques dans les vêtements ou autres batteries au litium qui fuient dans les produits électroniques.

Ce petit point d’histoire nous fait bien comprendre l’importance de la technologie.

Et comme je vous le disais, les chinois ont désormais cette technologie.

Ils sont capable de produire vos iPhones dernier cri, tout comme des scanners médicaux de marque Philipps ou GE, équipant les meilleurs hôpitaux et cliniques de la planète.

Ca ne rigole plus.

Et avec un niveau technologique quasi équivalent à l’Occident, mais une main d’oeuvre 3 fois moins chère, la Chine reste donc le pays de choix pour l’import/export.

On pourrait effectivement s’intéresser au Vietnam, mais uniquement pour des matières premières ou des produits ne nécessitant pas de technologie.

Bien sûr certains importateurs peu scrupuleux on trouvé le filon : importer de la merde dans des pays qui n’ont pas encore de solides réglementations, comme en Afrique par exemple.

Et les médias bien subventionnés nous diront alors que « les produits pourris made in China abreuvent l’Afrique et empoisonnent les enfants »…

Jusqu’à ce que le peuple africain se rende compte de la supercherie et remette les importateurs africains, leurs soi-disant « frères », à leur place (ou en prison).

Il faudra peut être 2, 5 ou 10 ans. Mais tôt où tard, le Monde entier se rendra compte que le meilleur compromis c’est de travailler avec des fournisseurs capables de faire de la qualité un peu moins chers, mais aussi avec des importateurs prêts à faire ce compromis.

Quitte à gagner quelques millions de moins… Et surtout quitte à être un peu plus… humain.

Et pour le moment, ça, c’est en Chine que ça se passe.

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